La diversité des acteurs présents à cette journée montre l’importance de ce projet à dimension internationale :
- Valéry Lainey (Observatoire de Paris – PSL, LTE)
- Louise Devoy (Royal Observatory Greenwich)
- Elizabeth Sanders (Royal Observatory Greenwich)
- Laura McCann (Bodleian Libraries, University of Oxford)
- Vincent Robert (Observatoire de Paris – PSL, LTE, IPSA)
- Paolo Tanga (Observatoire de la Côte d’Azur – CNRS)
- Carl Murray (Queen Mary University of London)
- Caroline Terquem (Université Paris Cité – Observatoire de Paris, Institut d’Astrophysique de Paris).
Les observatoires du monde entier recèlent dans leurs archives plusieurs dizaines (voire centaines) de milliers de plaques chacun ! Seule une infime partie a été analysée, principalement pour les besoins scientifiques de l’époque et ceux des premières sondes spatiales, avec des méthodes de mesure aujourd’hui obsolètes et imprécises. Il existe donc un réservoir observationnel immense, dont une première ou nouvelle analyse peut apporter des données scientifiques de premier ordre et sur une période de temps de près d’un siècle.
Qu’est-ce que NAROO (New Astrometric Reduction of Old Observations) ?
NAROO est un centre de numérisation de plaques photographiques astronomiques. Il est construit autour d’un scanner submicrométrique de nouvelle génération, dédié à la mesure de plaques astrophotographiques et l’analyse d’observations anciennes. Il est installé sur le site de Meudon de l’Observatoire de Paris et il est géré par une équipe de chercheurs du LTE et de l’IPSA, école d’ingénieurs aéronautique et spatiale.
La plaque photographique est au télescope ce que la pellicule est à l’appareil photographique : le moyen analogique de fixer et conserver une prise de vue. Utilisées depuis les années 1890 par les premiers astronomes modernes, elles ont été progressivement remplacées en 1998 par les caméras CCD et autres capteurs d’images CMOS.
NAROO est une machine de haute technologie et l’une des rares au monde à pouvoir numériser des plaques photographiques avec une précision inférieure au micron (un millième de millimètre). L’objectif in fine est de produire des images numériques de précision maximale pour pouvoir tirer toutes les informations astronomiques utiles de ce type de support.
Les données récoltées permettent d’améliorer notre connaissance des positions astrométriques sur le long terme des planètes, des satellites naturels et des petits corps. Elles viennent ainsi enrichir et compléter celles de la mission spatiale Gaia pour l’élaboration de son catalogue d’étoiles. En effet, l’évolution des positions des corps dans le temps, que l’on observe grâce aux plaques photographiques permet de préciser la dynamique de leur mouvement.
L’équipe scientifique travaille en partenariat avec de nombreux observatoires nationaux et internationaux dans l’objectif de numériser leurs collections à des fins scientifiques, tel que cela a été le cas avec l’Observatoire de Greenwich. Une mise en ligne des numérisations est aussi prévue pour la communauté professionnelle et le grand public, avec notamment le lancement d’une campagne de science participative prochainement !
En savoir plus
La vidéo de présentation de NAROO par le CNRS
Le reportage photo de CNRS Images
Contact
Vincent Robert, LTE/IPSA
Vincent.Robert@obspm.fr
